La Blonde de mes Rêves
Les milles et une raisons d’éviter la plage
Le journal de l’été à Capbreton
Le numéro 1 du 5 aout 2000
Elle était parfaite. Ni trop fine ni trop ronde. La blonde de mes rêves à portée de baiser de mon balcon, j’en frissonne encore. Elle offrait son profile cambré au premier venu, pour peu qu’il soit assez inspiré pour jeter un oeil dans la bonne direction. J’étais foutrement inspiré ce soir là, au point de la regarder fixement, franchement émerveillé. La bouche ouverte à toute proposition, vêtu du costume réglementaire minimum, je suis resté planté là un bon moment. Elle aussi. Vous ne saurez pas ce qu’il s’est passé entre elle et moi. La lubricité n’exclue pas la pudeur.
Ce soir je ferai ceinture, il y a trop de nuages. Et de toute façon, elle aura sûrement grossi. Il me faudra attendre encore un bon mois pour voir un croissant comme ça.
Le temps est clair. L’eau aussi. Ce matin, surf , le soleil s’est montré d’un seul coup, révélant la coloration émeraude du grand cocktail. Les cumulus mettaient aussi le paquet, smoking blanc et majesté assortie. J’aime voir ramper sur le fond l’ombre d’un brave type, prêt à ramer deux heures pour deux vagues poussives. Il est bon de partager son enthousiasme avec un gentleman fidèle et silencieux.Tout est encore meilleur. De plus, pas l’ombre d’un stérilet flottant, les sacs en plastique se sont faits rares ou recouverts d’algues (c’est très joli.), les nudistes étaient clairsemés (à cause des averses) et les MNS (maîtres nageurs sauveteurs, par ordre de priorité) avaient cassé leur porte-voix.
…le paradis.
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